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Cheb Khaled persiste, récidive et signe !

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Décidemment le chanteur algérien Cheb Khaled a un problème avec les drapeaux. A chaque fois, il se sent obligé d’en arborer un ou deux de causes parfois douteuses, et même parfois adversaires.

Samedi à Agadir il a mis celui du Maroc sur le dos et a pris dans sa main droite celui tricolore avec un signe tivinagh des berbéristes ! Il faut se rappeler qu’il n’y a même pas quelques semaines, il s’était montré sur scène en Espagne avec un drapeau des sécessionnistes du Polisario à la main ! Drôle de comportement ! "Bghiti taslaha 3’wartiha !" ("Au lieu de la réparer tu l’as trouée !").  Pauvre Cheb Khaled!

Un commentateur présent lors du concert tenu samedi dernier Cheb Khaled à Agadir dans le cadre du festival "Timitar, Signes et Cultures", a affirmé en voyant le chanteur du Ray algérien arborer les deux drapeaux marocain et berbériste qu’"il ne faudrait pas s’étonner, Cheb Khaled nous a habitué  de cette prise de couleurs contradictoires ! Il avait par le passé arboré le drapeau marocain lors d’une fête à Oujda. Puis par la suite, il a refusé de participer au festival de Dakhla au sud Marocain et juste après il s’était déclaré favorable aux séparatistes sahraouis en brandissant leur drapeau. Son problème à lui, -a-t-il ajouté-, c’est qu’il veut plaire aux minorités culturelles (celles du Maroc surtout !) en prenant leurs prétentions parfois ombrageuses et douteuses comme les siennes, mais il oublie qu’il s’aliène comme ça un très grand public ; Il veut jouer au politique, mais il le fait très maladroitement ! Parait-il, il serait entouré de conseillés incompétents !". 

Ce même commentateur a tenu au fait que "pour nous marocains nous n’avons qu’un seul drapeau connu de partout dans le monde et que ce chanteur aurait allé chez lui en Algérie, brandir celui tricolore des séparatistes algériens, s’il avait le courage de le faire" !

Certains marocains avisés disent que "Cheb Khaled récidive et persiste dans sa volonté de leur faire mal  en soutenant n’importe lesquels des sécessionnistes marocains, comme s’il en veut à ce pays qui ; pourtant, l’a toujours bien accueilli et rétribué de manière parfois exagérée. Ce jeu double et trouble ne passera pas"! "Regardez, -a lancé un spectateur avisé-, faites la comparaison entre ces deux artistes pourtant tous les deux africains : Cheb Khaled et Alfa Blondi, plus ce dernier avait brillé lors de ce même festival par son vrai militantisme, son réalisme et sa clairvoyance, plus le premier donnait de lui une image de faut militant et d’un embrageux comédien qui ne convainc personne sauf ces petits qui veulent détruire leur maire-partie. Et plus l’ivoirien était proche du Maroc et des véritables défis qui handicapent l’Afrique, plus l’algérien en était loin et essayait de semer la discorde entre les citoyens d’un même pays".

Il faut dire que la comparaison de ce citoyen est très pertinente. Si en l’étend sur un autre plan, celui du collectif, elle rendra compte des faiblesses et de l’hypocrisie d’un certain nombre d’Etats maghrébins et arabes qui ; à force d’exceller à se faire beaucoup de mal les uns aux autres, ont perdu tout sens de l’initiative à l’égard d’Israël et de l’occident qui les humilient. De même qu’elle pourra nous signifier à fortiori, les raisons derrière lesquelles se trouvait la force des africains qui ont  vaincu le dur système d’Apartheid et ont pu éviter ; à plusieurs reprises, la scission d’un certain nombre de leurs Etats. C’est en fait avec ce type de militantisme clairvoyant, celui du grand Alfa Blondi que les africains ont pu l’emporter sur l’Afrique du Sud raciste, et c’est avec cette hypocrisie et ce soi-disant engagement pour un prétendu droit des peuples à disposer d’eux-mêmes de Cheb Khaled et consorts, que la menace d’une guerre plane à présent, sur le ciel du Maghreb et qu’Israël et les américains font désormais, tout ce qu’ils veulent dans le monde arabe.  

Un autre observateur lui aussi averti a rétorqué en disant  que "puisque Cheb Khaled a un problème de drapeaux, il aurait dû au moins brandir celui de l’Irak qui se trouve sous occupation américaine depuis plus de 5 ans ou celui de la Palestine où il se passent tant de crimes contre l’humanité". D’après ce même spectateur, "Cheb Khaled, aurait pu ainsi devenir un vrai militant des droits des peuples à l’autodétermination tout en ménageant et ses intérêts et ceux de son grand public, dont il n’aurait perdu ; de cette façon là, la moindre bribe". "Décidemment, -a-t-il ajouté-, Cheb Khaled pêche par son ignorance de la signification des bannières qu’il troque l’une pour l’autre et par la méconnaissance de ses intérêts intrinsèques! Autrement pour nous marocains, nous n’avons pas besoin de lui pour brandir d’une manière d’ailleurs hypocrite notre drapeau. Nous avons tant de braves hommes et de braves femmes qui le porteront sincèrement haut sur les podiums et sur nos frontières !"

D’après nombre de personnes qui l’ont vu dans les coulisses, le chanteur algérien n’était pas dans sa peau. Il avait très peur dès qu’il avait atterri  à la Place de l’Espoir  à Agadir où s’était tenu le concert. Il a évité le public et la presse et tenait à tout faire d’une manière pressée. Quand il est monté sur scène, il passait d’une chanson à l’autre sans interruption et sans parler au public comme d’habitude. On a eu l’impression qu’il voulait éviter de laisser l’initiative au public de peur qu’il ne le taquine ou lui siffle en plein visage. Parait-il, il se présentait dans l’esprit ce qu’il lui était arrivé à Meknès il y a quelques semaines. En vérité, tous les responsables présents avaient peur pour lui. Mêmes les organisateurs, se sont abstenus de divulguer l’heure de son arrivée à Agadir, le nom de l’hôtel où il devait passer le reste de la nuit et l’heure de son départ du Maroc.   

Le public s’attendait à ce qu’il soit arrêté ; comme c’était le cas le mercredi dernier avec le jeune marocain qui avait arboré lors du concert du grand chanteur véritablement engagé qu’est  Marcel Khalifa, un drapeau  portant la photo du brave Chée Guévara, mais il n’en était rien. Cheb Khaled a pu terminer  son concert  sans incident et il a quitté la scène en hâte vers sa limousine blindée en laissant derrière lui le drapeau berbériste suspendu au micro. Ce départ précipité, s’est déroulée en présence d’un service de sécurité digne d’un chef d’Etat ! L’un des nombreux présents près des coulisses a lancé en voyant l’artiste algérien se faufiler entre les organisateurs pour se frayer un chemin vers la voiture qui l’attendait "qu’il s’en souviendra dans l’avenir ! Ce n’est pas le brave Alfa Blondi, il n’est plus désormais le bienvenu chez nous ! Il aurait dû le comprendre depuis quelque temps puisqu'il avait déjà signé son divorce avec son public dans ce pays!".   

                                                                                                 Sami Shérif

 

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