LATIFA ne croit pas à la chanson politique !
Depuis quelques jours la chanteuse tunisienne LATIFA est à Beyrouth au Liban pour concevoir et superviser la production de la pochette de son nouvel album que la société Rottana se chargera de distribuer dans le monde.
Par un geste sympathique de sa part pour communiquer avec ses funs, la plus célèbre artiste tunisienne vient de leur faire parvenir une lettre à travers son site personnel "Latifa-En Line". Cette lettre a été conçue pour associer son public à la conception de la pochette de son nouvel album dont la distribution commencera la mi-juillet en cours.
Latifa avait choisi un titre tout à fait particulier à cet album. Elle tenait à ce qu’il prenne pour intitulé :"Fi Kam Youm Li Fatou" (en français : "Dans ce nombre de jours passés"). La chanteuse compte effectuer ce mois de juillet une tournée en Tunisie pour le présenter au public de son pays et le promouvoir. Le 1 août prochain, elle participera au festival de Carthage, et juste après aux festivals "Tim Ghad" et "Kadhif" en Algérie. Par la suite, elle retournera à Beyrouth où elle participera à la fête dédiée au défunt poète palestinien Nizar KABANI dont elle avait chanté un texte en compagnie du chanteur irakien Kadhème ASSAHIR.
L’artiste compte également réaliser un clip avec son nouveau tube "Fi Kam Youm Li Fatou" en coopérant avec un réalisateur étranger, celui qui lui avait réalisé le clip "Ma Trouhchi Ba 3id" (en français : "Ne t’éloigne pas"). Elle devra aussi préparer dès la fin d’août prochain, la réalisation d’un film écrit spécialement pour elle par la grande écrivaine algérienne Ahlame MOUSTGHANMI.
Sur ce nouvel album, la chanteuse tunisienne a annoncé qu’il s’agissait là d’un travail original et tout à fait différent des autres et qu’il comprenait nombre de surprises pour le public. Quant à l’éventualité de faire un travail de style irakien alors que l’Irak est sous occupation, elle s’est dite prête à cette possibilité, bien qu’elle répugne la chanson purement politique. "Pourquoi pas, a-t-elle rétorqué s’il est question de chanson sensible qui traite des préoccupations sociales, politiques et économiques d'un peuple déshérité". "Dans mon nouvel album, il se trouve une chanson qui s’intitule "Kane Zamane Akowa" (en français : "A une époque, il était plus fort"), a-t-elle ajouté. Selon la chanteuse tunisienne, cette chanson parle en effet, de l’état dans lequel se trouent actuellement les arabes.
Quant à son emploi de l’accent égyptien dans ce nouvelle album et son abandon du style libanais, elle s’est dite sensible aux préoccupations des arabes, qu’elle se sente plutôt arabe qu’appartenant à un quelconque pays arabe uniquement et qu’elle ne privilégie aucun de ces pays dont elle utilise l’accent. Bon courage Latifa ! Décidemment tu es une véritable chanteuse pour tous les arabes !
Sami Shérif



del.icio.us
Digg
Facebook
Google
Myspace