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Le projet de loi pour le soutien de la chanson marocaine

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image Un grand pas en avant pour le secteur musical

En collaboration étroite avec le ministère de l'Economie et des Finances, le ministère de la Culture, en la personne de Touria Jebrane, a organisé, à la Bibliothèque nationale, une Journée d'étude autour du projet de loi pour le soutien de la chanson marocaine.

Une initiative qui a trouvé de bons échos chez les créateurs marocains. Elle a pour but de soutenir le champ musical marocain et lui favoriser toutes les possibilités pour évoluer et retrouver ses lettres de noblesse d'un âge d'or que le public marocain n'est pas prêt d'oublier avec ses créateurs et vedettes.
Cette journée, ayant coïncidé avec la « Journée nationale de la Musique » du 7 mai, n'a pas manqué de drainer une vague d'artistes créateurs et d'acteurs potentiels dans le champ musical marocain. Tout un beau monde qui fut très affecté par l'allocution introductive de madame Touria Jebrane. Ses paroles émotionnelles et touchantes furent gratifiées par une pluie d'applaudissements répétitifs. Pas étonnant de la part d'une artiste militante qui souhaite de tout son cœur aider ses collègues, toutes disciplines confondues. Ce projet vient à point pour s'ajouter aux autres membres de la famille des arts et de la culture, notamment le théâtre, le cinéma et le livre, ayant déjà eu le privilège d'être subventionnés auparavant. «Je suis très contente de me retrouver ici devant vous, mes amis artistes, pour appuyer ce projet qui me tient tant à cœur », a-t-elle souligné dans la foulée de son discours dénotant d'un militantisme et d'un dévouement très ancrés dans sa personne.

Plusieurs intervenants furent du même avis et ont loué ce projet attendu avec beaucoup d'impatience de la part des syndicats et autres organismes défendant les droits des artistes. «Nous devons tous applaudir cet acquis qui est le départ d'un grand exploit dans le domaine de la chanson, pouvant garantir la stabilité et la création musicales. Nous savons tous qu'il y a une absence presque totale de gens qui s'y intéressent de très près, comme, par exemple, les producteurs ou organisateurs de manifestations musicales. Donc, ce projet de loi pour le soutien de la production musicale et particulièrement la chanson marocaine moderne, qui a été lésée ces dernières années, est un soulagement pour ce secteur. Je crois que cette initiative, organisée par le ministère de la Culture et appuyée par le Gouvernement de S.M. le Roi, ne sera que bénéfique et apportera sûrement ses fruits. Nous souhaitons qu'elle prendra d'autres allures plus efficace et plus professionnelles. Pour le moment, nous ne sommes pas intéressés par le montant budgétaire qui sera alloué. Mais, ce qui nous intéresse le plus est de structurer ce domaine afin de le rendre plus rentable, que ce soit pour les créateurs ou les producteurs», souligne Moulay Ahmed Alaoui, secrétaire générale du Syndicat marocain des professions musicales. Et d'ajouter que ce projet profitera à tout produit musical répondant à des critères bien spécifiés constituant la chanson marocaine dans toute sa diversité.

Un avis partagé par le grand poète et dramaturge Ahmed Taib El Alej qui n'a pas mâché ses mots en affirmant qu'il «souhaite que ce projet prend le bon chemin, tout en espérant que ceux qui le mèneront seront à la hauteur de
leur tâche, en subventionnant les produits qui le méritent, c'est-à-dire qui seront profitable au Maroc et la chanson marocaine». Des débats ont pris place pour discuter de l'identité des bénéficiaires, de la diversité du champ musical marocain et des projets proposés pour ce faire, ainsi que de la Commission qui sera habilitée à sélectionner les produits valables. Les discussions furent très fructueuses et ont permis à tout le monde de s'exprimer et de relever les points de faiblesse du secteur musical marocain, comme l'absence de producteurs, la fragilité de l'infrastructure, le manque de communication entre les différentes générations d'artistes, entre autres. «On ne peut pas arriver à une solution adéquate si on n'éradique pas le mal à la racine.

C'est-à-dire qu'il faut éclaircir tous les conflits qui résident entre les organismes de musique afin de corriger nos erreurs et arriver à une solution équitable pouvant satisfaire toutes les composantes. Quant aux jeunes générations qui se sentent ignorés, je dis ici haut et fort que nous sommes prêts à communiquer avec eux, les aider et les orienter dans leur travail, car c'est la relève et l'espoir de demain.
Cette génération doit être capable d'assumer sa responsabilité dans un Maroc de liberté et de démocratie », précise le secrétaire général du Syndicat marocain des professions musicales. Cette journée a été aussi marquée par le choix de la Commission chargée de la loi d'application pour ce projet.
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