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Le sacré et ses rapports aux ethnies

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Le sacré et ses rapports aux ethnies la musique spirituelle comme exemple de liens unificateurs

La création dans la spiritualité est au centre des rencontres musicales tenues en marge du Festival International de la Musique Spirituelle de Fèz. Selon nombre de spécialistes présents lors de ces conférences, "la musique spirituelle unifie les hommes à travers la planète".

Les participants aux rencontres de Fèz sur "la conception du sacré", qui ont été organisées en marge du Festival International des Musiques Spirituelles, ont demandé que les points de vue sur cette notion soient un peu plus modérés et rationalistes. Ils ont également appelé à une reprise du potentiel historique et artistique de tout ce qui est sacré et de ce qu’il représente comme symboles et significations humaines capables de tracer la voie vers un avenir humain saint, paisible et pacifique…

Les intervenants parmi les penseurs et les artistes présents, ont essayé ; à travers les cinq créneaux des conférences s’occupant respectivement de "la conception du sacré", de "la musique et le sacré", de "le sacré, les coutumes et les législations", du "sacré et l’inconscience" et de "l’emprunt aux traditions", de cerner le concept du "sacré", et ce, en reprenant certains éléments concrets pour chercher la signification des choses dans le cadre du dialogue des particularismes religieux et des références intellectuelles de l’islam et du christianisme dans leurs rapports avec les autres religions.

L’artiste Gérard Kourdigian, un spécialiste des traditions orientales, a dû insister sur le lien très étroit entre le sacré et la musique, "car ; - dit-il -, la vraie musique se transforme à son niveau ultime en une âme et en une religion". Quant à celle-ci , - ajoute-t-il -, "elle recouvre nombre de formes d’expression artistique et musicale". L’exemple qu’il donne pour illustrer son idée est celui du « MAKAM » (liturgie ou homélie), qui dans la musique arabe est devenu un chant spirituel sans avoir au départ été conçu dans cette optique.

Le spécialiste de la communication français, Mr. Victor Malga a affirmé que "la musique andalouse est l’exemple extraordinaire de l’ouverture des adeptes des différentes religions" et que "l’intégration entre juifs et musulmans dans ce type de musique, était totale dès l’origine".

Pour le compositeur marocain Ahmed Asayad, "le génie de la création transande les coutumes et les traditions [et…] la création n’a pas besoin de langue pour déchiffrer son niveau artistique". C’est ce qui explique selon ce musicien que "la musique est très proche du soufisme".

Sami Shérif

D’après le Journal marocain "Assabah"

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