Accueil | Interviews | Interview avec Ibrahim Mâalouf

Interview avec Ibrahim Mâalouf

Format texte: Decrease font Enlarge font
image

L’invité du festival d’Essaouira nous parle de sa musique et de sa rencontre avec les gnaoua

Né à Beyrouth en 1980 et élevé en France, Ibrahim Maalouf doit son éducation musicale à son père, qui lui a transmis la technique classique mais également la musique passionnée de sa terre d’origine. Trompettiste surdoué il obtient de nombreux prix prestigieux. Invité au festival d’Essaouira, le Libanais, à l’instar de nombreux artistes world, est venu aventurer sa créativité chez les gnaoua.


Comment as débuté ton parcours musical ?
J’ai eu des parents musiciens. Mon père était trompettiste – très original – et ma mère pianiste. Ils m’ont tout deux donné envie de faire de la musique. Je joue toujours un peu de piano pour composer, de manière tout à fait autodidacte, mais j’ai choisi la trompette pour en faire mon métier. J’ai suivi des études tout à fait classiques pour progressivement je me suis dirigé vers la composition.


Est-ce que tu peux définir ton travail ?
Je ne sais pas si je suis bien placé pour parler de ma musique. En tout cas ce que j’essaie de faire, c’est de puiser dans la musique qui m’a construit à savoir la musique arabe pour la mélanger avec la musique que j’aime et qui est occidentale, du jazz surtout, un peu de rock.


Ta trompette explore un univers qui lui est plutôt étranger, la musique oriental. C’est atypique...
J’ai rien inventé. Mon père m’a transmis cette culture grâce notamment à son invention, une trompette qui permet de jouer de la musique arabe. Il a eu l’idée de poser un piston supplémentaire. Ce qui a permis de faire des quarts de temps. C’est lui qui a lancé l’idée de faire de la musique arabe sur cet instrument là. J’ai repris ce concept et je l’ai appliqué à ma façon.


Tu prépares avec des gnaoua le concert de ce soir. Comment se passe votre collaboration ?
En fait, je ne connaissais pas du tout la musique gnaoua. Mais la rencontre avec le maâlem Omar Hayat s’est fait naturellement. Il nous initie d’abord aux chansons qu’il va jouer. On essaie de les apprendre et de maitriser ses signaux pour les changements de rythme. Ensuite une fois qu’on a assimilé tout cela, on tente de donner ce qui est personnel.


 

Par Saïd Raïssi

+ Commentaires (0 posté):

  • email Envoyer à un ami
Zone membre
Notez
4.00
Liens sponsorisés
Mots clés