Interview avec Simo
Il est du genre discret, qui prend son temps à enjamber les marches du succès. Ça a payé dans les terres du Nord, dans le plat pays plus particulièrement. Pour sa musique, les airs sont accessibles, cachant un travail très élaboré au fond. Un autre ambassadeur pour un pays qui vient de s'offrir un statut avancé au sein de l'Union européenne.
Peux-tu te charger des présentations ?
Voilà, je m’appelle Simo. Je suis né à Taourit et j’ai grandi à Taza, dans l’est du Maroc, au sein d’une grande famille d’artistes. Au cours des années 90, je suis parti m’installer en Europe, et plus particulièrement en Belgique, où je me suis fait remarquer dans de nombreux festivals, concours et concerts, grâce au timbre de ma voix. Genre Arabica, mais qui peut être associé aux musiques du monde. De la world music, comme on dit...
Une famille d’artistes ? Parle-nous un peu plus en détail de tout ça...
Mon père était musicien. Alors, j’ai baigné dès mon plus jeune âge dans la «musicalité»: Fairouz, Oum Kelthoum, Georges Wassouf... Il m’a assisté dès mes premiers pas dans la chanson, à l’âge de 7 ans. Je m’en rappelle comme si c’était hier ; j’ai participé presque à toutes les fêtes scolaires de ma ville natale : la Fête du Trône, les Maisons de jeunes et les colonies de scouts. J’étais très sollicité pour animer les petites soirées. Il y a aussi mon petit frère, Sami Ray, qui commence à se faire un nom au niveau de la scène musicale marocaine. Au sein de la famille, on ne parlait que de la musique, des compositions, des paroles… C’était un atelier musical pur et dur.
Une fois en Europe, comment t’es-tu installé, musicalement parlant ?
En Europe, je ne peux pas dire que c’est facile. Mais là-bas, on te donne l’opportunité de montrer ce que tu as. Alors, si la personne en question a quelque chose de spécial, les acteurs des domaines artistiques se proposent volontiers pour le soutenir et l’assister. Cela a été le cas pour moi. Le très célèbre Claude Barzotti m’a vu sur des petites scènes, et m’a proposé de rejoindre sa comédie musicale. C’était un grand moment dans ma vie artistique. Et avant cela, quand j’ai participé aux concours organisés par la télévision belge, “Pour la Gloire” ou encore “Le concours des caves de Porto”, il n’y avait pas de racisme envers les non-belges. Ce qu’ils veulent, eux, c’est dénicher les meilleurs talents. Le grand souci reste la musique…
On voit que tu es satisfait…
Comment ne pas l’être ? J’ai récemment été appelé pour assurer l’ouverture du Théâtre national de Belgique. Me faire cet honneur et m’inviter à me produire dans un grand événement comme celui-là est tout ce que j’ai toujours souhaité…
Ta carrière est déjà assez longue mais il a fallu attendre 2008 pour que sorte ton premier album. Est-ce un problème d’inspiration ?
Faire un album a toujours été l’étape qui me faisait le plus peur. Je suis du genre très sélectif et perfectionniste. Je ne me permets pas de sortir n’importe quoi. Aussi, j’avais une sorte d’image au fond de moi concernant le style ou la forme qui va emballer ma musique. C’est vrai, je chante du raï, mais c’est un raï world, dans le même genre que celui de Khaled et Mami. Il demande plus de travail, de bons musiciens, et, surtout, un grand arrangeur. Il fallait attendre l’arrivée de Jalal Hamdaoui pour commencer à bosser dessus.
Comment définirais-tu cet album ?
«Khali Yal Baida», sorti en janvier 2008, comporte 8 titres. C’est un mélange de styles. On y trouve des sonorités maghrébines, indoues, africaines, françaises…, des «featurings» avec de grands artistes belges et africains. L’album est produit par Fassi Phone Europe et est arrangé par le grand Jalal Hamdaoui. Ça a fait un tabac en Belgique, tant chez les maghrébins que chez les Belges de «souche». Je suis maintenant en train de finaliser le clip vidéo, pour le diffuser sur les deux chaînes marocaines. J’ai hâte de voir la réaction de mes frères et sœurs marocains quant à ma musique.
Des projets ?
Je suis sur plusieurs projets en featuring avec beaucoup d’artistes pour mon prochain album. Je travaille également sur une compilation qui compte Bachot Muna et un duo avec Hicham Cherif. Pour les concerts, il y a des dates confirmées en Europe et d’autres en négociation. Et maintenant, je suis dans mon pays pour voir ce que je peux y faire pour partager ma musique et mon amour pour la chanson.
Voilà, je m’appelle Simo. Je suis né à Taourit et j’ai grandi à Taza, dans l’est du Maroc, au sein d’une grande famille d’artistes. Au cours des années 90, je suis parti m’installer en Europe, et plus particulièrement en Belgique, où je me suis fait remarquer dans de nombreux festivals, concours et concerts, grâce au timbre de ma voix. Genre Arabica, mais qui peut être associé aux musiques du monde. De la world music, comme on dit...
Une famille d’artistes ? Parle-nous un peu plus en détail de tout ça...
Mon père était musicien. Alors, j’ai baigné dès mon plus jeune âge dans la «musicalité»: Fairouz, Oum Kelthoum, Georges Wassouf... Il m’a assisté dès mes premiers pas dans la chanson, à l’âge de 7 ans. Je m’en rappelle comme si c’était hier ; j’ai participé presque à toutes les fêtes scolaires de ma ville natale : la Fête du Trône, les Maisons de jeunes et les colonies de scouts. J’étais très sollicité pour animer les petites soirées. Il y a aussi mon petit frère, Sami Ray, qui commence à se faire un nom au niveau de la scène musicale marocaine. Au sein de la famille, on ne parlait que de la musique, des compositions, des paroles… C’était un atelier musical pur et dur.
Une fois en Europe, comment t’es-tu installé, musicalement parlant ?
En Europe, je ne peux pas dire que c’est facile. Mais là-bas, on te donne l’opportunité de montrer ce que tu as. Alors, si la personne en question a quelque chose de spécial, les acteurs des domaines artistiques se proposent volontiers pour le soutenir et l’assister. Cela a été le cas pour moi. Le très célèbre Claude Barzotti m’a vu sur des petites scènes, et m’a proposé de rejoindre sa comédie musicale. C’était un grand moment dans ma vie artistique. Et avant cela, quand j’ai participé aux concours organisés par la télévision belge, “Pour la Gloire” ou encore “Le concours des caves de Porto”, il n’y avait pas de racisme envers les non-belges. Ce qu’ils veulent, eux, c’est dénicher les meilleurs talents. Le grand souci reste la musique…
On voit que tu es satisfait…
Comment ne pas l’être ? J’ai récemment été appelé pour assurer l’ouverture du Théâtre national de Belgique. Me faire cet honneur et m’inviter à me produire dans un grand événement comme celui-là est tout ce que j’ai toujours souhaité…
Ta carrière est déjà assez longue mais il a fallu attendre 2008 pour que sorte ton premier album. Est-ce un problème d’inspiration ?
Faire un album a toujours été l’étape qui me faisait le plus peur. Je suis du genre très sélectif et perfectionniste. Je ne me permets pas de sortir n’importe quoi. Aussi, j’avais une sorte d’image au fond de moi concernant le style ou la forme qui va emballer ma musique. C’est vrai, je chante du raï, mais c’est un raï world, dans le même genre que celui de Khaled et Mami. Il demande plus de travail, de bons musiciens, et, surtout, un grand arrangeur. Il fallait attendre l’arrivée de Jalal Hamdaoui pour commencer à bosser dessus.
Comment définirais-tu cet album ?
«Khali Yal Baida», sorti en janvier 2008, comporte 8 titres. C’est un mélange de styles. On y trouve des sonorités maghrébines, indoues, africaines, françaises…, des «featurings» avec de grands artistes belges et africains. L’album est produit par Fassi Phone Europe et est arrangé par le grand Jalal Hamdaoui. Ça a fait un tabac en Belgique, tant chez les maghrébins que chez les Belges de «souche». Je suis maintenant en train de finaliser le clip vidéo, pour le diffuser sur les deux chaînes marocaines. J’ai hâte de voir la réaction de mes frères et sœurs marocains quant à ma musique.
Des projets ?
Je suis sur plusieurs projets en featuring avec beaucoup d’artistes pour mon prochain album. Je travaille également sur une compilation qui compte Bachot Muna et un duo avec Hicham Cherif. Pour les concerts, il y a des dates confirmées en Europe et d’autres en négociation. Et maintenant, je suis dans mon pays pour voir ce que je peux y faire pour partager ma musique et mon amour pour la chanson.



del.icio.us
Digg
Facebook
Google
Myspace
Ajoutez un commentaire