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Rene aubry

Rene aubry

Des musiques de spectacles pour Carolyn Carlson, Pina Bausch ou Philippe Genty, des musiques de film, 15 albums à son actif, René Aubry est un compositeur populaire prolifique et discret.

Ce natif d’Epinal a tracé sa route d’autodidacte , compositeur de « chansons sans paroles ».

Pourtant, comme d’autres metteurs en son de son acabit (de François de Roubaix à Pascal Comelade ou même Ennio Morricone), René Aubry s’est installé dans notre univers musical.

Jeune, il se passionne pour la guitare mais goûte plus les arpèges doux de Leonard Cohen que les riffs saignants de Led Zeppelin.

C’est avec son frère qu’il se met au travail, « sur les traces de Catherine Ribeiro, François Béranger ».

Mais c’est une rencontre avec Carolyn Carlson qui le propulse dans une voie moins fréquentée. René Aubry devient « compositeur de musique de ballet », tout en mettant un point d’honneur à sortir des albums dont l’écoute puisse se suffire à elle-même.

Compositeur, multi-instrumentiste, ingénieur de son propre son, René Aubry travaille seul à des albums mêlant harmonies classiques et instrumentation moderne, échantillons de voix ou de violons « piqués à Beethoven, Stravinski ou Puccini ». Les archivistes s’arrachent les cheveux et il a droit à tous les rayons des disquaires : classique, ballet, new âge, musiques nouvelles, rock, variété française, musiques du monde.

Le désir de monter sur scène lui vient sur le tard et malgré lui. Quand, au début des années quatre-vingt-dix, les organisateurs du « Festival des Musiques Possibles », Time Zone à Bari en Italie, lui proposent de donner un concert, il refuse, se fait prier et finit par capituler « après presque trois ans d’échanges téléphoniques » ! En 1994, il partage finalement l’affiche du festival avec Philip Glass, Nusrat Fateh, Ali Khan, David Byrne. Pas mal pour un baptême du feu !

En 1997, il compose « Signes », ballet de Carolyn Carlson, créé à l’Opéra Bastille qui obtient une victoire aux «Victoires de la Musique classique et jazz » en 1998 .

Ses albums « Plaisirs d’amour » et « Invités sur la Terre » amorcent un retour vers des compositions plus acoustiques en raison de sa volonté de poursuivre son expérience de scène. Le bidouilleur timide qui gérait en solo son artisanat musical a appris à faire travailler des instrumentistes sur sa musique et surtout à apprécier le contact du public. Il enchaîne les concerts et sillonne l’ Europe avec son septet .

Et c’est alors qu’on le croit installé dans ce « système » que cet artiste imprévisible, épris de liberté, revient nous étonner avec « Seuls au Monde » disque sombre et électrique marqué par le 11 septembre, où il renoue avec la programmation et le bidouillage pour nous faire partager sa vision alarmiste mais lucide de notre univers.

2004 : « Projection Privée », fantaisie autour de San-Antonio, le célèbre personnage de Frédéric Dard, incluant la BOF du Film « Malabar Princess ».

2006 : « Mémoires du Futur » est un album sobre et dépouillé, aux visions mélancoliques.

Mars 2008 : Parution de « Play Time » : René Aubry réenregistre au studio de « la Muse en Circuit », 18 des thèmes qu’il affectionne, avec les musiciens qui l’accompagnent sur scène.

Marc Buronfosse : Contrebasse

Marco Quesada : Guitare

Antoine Banville : Percussions

Daniel Beaussier : Clarinette, Saxophone, Hautbois

Stefano Genovese : Piano

Jean Marc Ladet : Violon

René Aubry : Guitare, Mandoline, bouzouki, Banjo, accordéon, chant


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