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Biographie de Abdelaziz Stati
Grand chanteur de chaâbi marocain, ce spécialiste de la kamania (sorte de violon) est né Abdelaziz Al Arbaoui, à El jadida au Maroc, en 1961.
C’est un sixième petit doigt à l’une de ses mains qui lui vaut son surnom de Abdelaziz Stati… Mauvais élève, il quitte l’école et découvre le chaâbi grâce à son premier maître, son oncle Feu Bouchaib Ben Rahhal, chanteur populaire et violoniste. Il le fait assister à tous les spectacles des compagnies locales.
A l’âge de 12 ans, cette forte tête va même jusqu’à Casablanca afin de travailler pour s’offrir son tout premier violon. Son succès vient presque par hasard, alors que, de passage dans son village natal, il doit remplacer au pied levé un violoniste de la troupe de Settat. L’adolescent impressionne le public. C’est la révélation.
Ils poursuivront leur collaboration durant 4 ans, et Stati de parfaire ses connaissances dans l’art de l’Aïta, ou des rythmes de marsaoui et de zaari… En 1985, il crée sa propre troupe, une formation de chaâbi composée de Mils Mustapha et Al Houcine Ben Al Wafa. L’année suivante, Abdelaziz Al Arbaoui rencontre le succès grâce auquel il est régulièrement invité à chanter lors de cérémonies diverses à travers le Maroc ainsi qu’en Europe, où il se produit encore fréquemment.
Il enregistre alors « Al mouima Essabra Dima », repris ensuite par Cheb Khaled. Suivent, en 1987, d’énormes succès comme « Moulate Laayoune Lakbare », « Zinette Attabssima », « Ache Semmak Allah », ou encore « Moulay Attahar ». Ces œuvres musicales mélangent des rythmes de violon et de percussions sur des textes engagés.
Ce « bad boy » altermondialiste multiplie les excès et bien que ses dérapages lui valent parfois des séjours en prison, il gagne tantôt des critiques de puristes conventionnels, tantôt la sympathie d’un public jeune et alternatif, au-delà même des frontières marocaines. Il se produit également en France, notamment sur des scènes prestigieuses comme le Zenith et l’Olympia de Paris.
Il est également invité au grand festival de chaâbi de Dakhla, touchant de plus en plus de personnes avec ses textes de la vie quotidienne dans lesquels on se retrouve toujours. Ce que l’on aime chez lui est sans doute ce lien inexplicable entre poésie et fureur de vivre, virtuosité du violon et esprit rebelle.
عبد العزيز العرباوي المعروف بعبد العزيز الستاتي، من مواليد 1961 في قرية العونة الواقعة في مدينة الجديدة المغربية. غادر الدراسة في سن مبكّرة وعمل في الحقل مع والده وكان يجد في الاستماع إلى الأغاني الأمازيغية وترديدها راحة من عناء العمل. بدأت قصته مع الموسيقى الشعبية مع عمّه الفنان الشعبي المشهور بوشايب بالرحال الذي كان بمثابة المعلم الأول له ومثل له مصدر إلهام كبير. دفعه عشقه للكمان للمشاركة في العزف مع الفرق المحلية في حفلات الأعراس والمواسم والختان…
سنة 1973 عزم على اقتناء كمان خاص به فتوجّه إلى الدار البيضاء من أجل العمل وتوفير المال لشراء مبتغاه. فكان له ذلك خلال أشهر وصادف عند عودته لزيارة أهله احتفالات موسم سيدي غالب حيث التقى بفرقة تبحث عن عازف كمان فانضم إليها لمدّة أربع سنوات، أحيا معهم العديد من الحفلات والمهرجانات وعزف معها جميع الإيقاعات الشهيرة في تلك الفترة، "العيطة"، المرساوي" و"الزاري"..
سجل المطرب عبد العزيز الستاتي سنة 1983 شريط كاسيت بعنوان "لميمة الصابرة ديما". وقد لقيت نجاحا ورواجا كبيرين وقد أعاد الشاب خالد تقديم الأغنية بصوته. سنة 1985 أنشا عبد العزيز الستاتي فرقته الخاصة وحقق نجاحات كبيرة خاصة مع إصداره لشريطين جديدين على التوالي سنتي 1986 و1987 بعنوان "مولات لعيون الكبار" و"زينة التبسيمة". تواصل عطاء الفنان الستاتي ونشاطه الفني وهو يُعدّ من أعمدة ورواد الفنّ الشعبي المغربي برصيد كبير من الأغاني الناجحة المحفوظة في ألبوماته الشخصية.