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Biographie de Hassiba Rochdi
Hassiba Rochdi, de son vrai nom Zohra Bent Ahmed Ben Haj Abdennebi, naît autour de 1918 à Joumine, en Tunisie, dans une famille de propriétaires un peu particulière : son père a huit femmes.
Hassiba est la fille de la dernière épouse de son père et grandit donc dans une famille très nombreuse.Elle passe toute son enfance dans la ville de Mateur où sa famille lui enseigne à chanter des chansons bédouines et l’initie à la couture et à la broderie. Ce sont les chansons juives qui l’intéressent tout particulièrement.
Alors qu’elle est adolescente, elle et son père essuient une violente dispute au terme de laquelle Hassiba s’enfuit de chez elle pour se réfugier dans la ville de Bizerte. Malheureusement, son père la retrouve peu après et décide de la ramener au logis familial pour la marier de force. Elle réussit néanmoins à s’enfuir à Sfax avant d’être mariée.
C’est là-bas qu’elle décide de dévoiler ses talents et de postuler pour intégrer une troupe théâtrale. Celle-ci l’admet en son sein et, parallèlement, Hassiba décide de s’initier au chant. Elle va se lier d’amitié avec une chanteuse renommée, Fethia Khaïri. Son talent musical est bientôt remarqué par Béchir Ressaïssi, le patron des disques Baïdaphone, qui l’emmène à Paris pour lui faire enregistrer son tout premier disque en compagnie d’autres artistes. Elle finit par épouser l’un d’eux, Triki, qui lui constitue une troupe de musiciens.
Son divorce intervient quelques années plus tard et elle se remarie avec un diplomate américain, Henry Blake. Le couple part vivre à New York où Hassiba ouvre un restaurant à son nom. Bientôt, elle est contrainte de retourner au Caire pour remettre des documents à Habib Tameur, le dirigeant du parti nationaliste du Néo-Destour. Là-bas, elle organise des soirées qui lui permettent d’être présentée au directeur de la radio cairote.
Séduit par ses chansons, celui-ci lui réserve un créneau hebdomaire.Cela lui permet de se faire connaître et, rapidement, elle organise des concerts publics. Elle joue également le rôle principal dans quatre films égyptiens. Elle décide ensuite de rentrer en Tunisie et après une courte pause, décide de reprendre sa carrière cinématographique. Elle a tourné dans son dernier film en 1997, dans Tunisiennes de Nouri Bouzid.