Sousse 15e édition du Festival des créatrices arabes

Sousse 15e édition du Festival des créatrices arabes

«La femme arabe et la création en matière de musique et de musicologie», tel est le thème de la 9ème session du festival des créatrices arabes qui aura lieu à Sousse du 15 au 17 avril prochain.

Artistes et passionnées
Le cadre n’est autre que la 15e édition du Festival des créatrices arabes, organisé sous le haut patronage de Mme Leïla Ben Ali, épouse du Président de la République et présidente de l’Organisation de la femme arabe. Le programme a démarré hier à Sousse, avec un colloque réunissant des compétences aussi bien féminines que masculines ayant un rapport avec l’art, l’écriture ou la recherche. Après une première séance matinale recadrant et redéfinissant la modernité, thème choisi pour l’actuelle édition, a eu lieu une deuxième séance plus ciblée consacrée aux créatrices dans le domaine de la musique. Leurs interventions tournaient autour de la réalité de la musique arabe, entre les influences occidentales, les nouvelles lois du marché et l’importance du patrimoine.

Activisme  de bien -être
Feriel Bouhdiba, de Tunisie, a expliqué que la modernité ou l’innovation a fait évoluer l’image de la femme dans un sens peu satisfaisant.
Elle a évoqué, entre autres, les vidéoclips qui utilisent le féminin en tant que stéréotype. La musicienne et enseignante a également évoqué la chanson dite moderne dépourvue de texte et de sens. L’art, a-t-elle dit, se doit de s’inspirer des préoccupations de la société et du ressenti collectif. Son propos se résume en  une phrase exprimée par un expert européen : «La modernité devient lentement un activisme de bien-être». Elle est souvent utilisée pour servir des industries et non pour construire l’avenir des sociétés.
Que faut-il faire dans ce cas pour innover ? «Polir» ou «dépoussiérer» le patrimoine ?
Non plus.
Saloua Echourdi, du Maroc, quant à elle, a passé en revue tous les grands noms qui ont fait évoluer la musique arabe, de Kassabji aux frères Rahabani, en  passant par certains poètes qui ont «libéré» leurs écritures des règles classiques. Etant compositrice, elle a présenté ses travaux en exemples pour expliquer comment elle a pu adapter sa créativité à celle  des poétesses dont les mots la passionnent à en  faire des chansons...

Article restauré depuis les archives Ournia.